
La toute première personnalité marquante est bien entendu André ADAM. Amoureux de cette discipline, il fonde le Judo Club de Mazamet en 1951, pratiquement à ses frais, et le fait vivre jusqu’en 1963. Durant cette période, des personnalités diverses mais importantes vont l’accompagner pour assurer la bonne marche des débuts du club.


Jean GASTON deviendra le premier judoka ceinture noire mazamétain. Le même jour, il signalera à Maître Ineo Osaki que son professeur, André Adam, n’est que ceinture marron et mérite au moins autant que lui le 1er dan. Maître Osaki acceptera immédiatement, et le club se retrouvera ainsi nanti de deux ceintures noires le même jour.
Roger OLAZABAL, quant à lui, verra son importance aller en grandissant. Après le départ d’André Adam, il deviendra le véritable leader du club, très impliqué à la fois localement, au sein du Comité du Tarn, puis de la Ligue. Son rôle est central dans la construction de l’identité du Judo Mazamétain.
D’autres personnages marquants apparaissent également, comme Monsieur Beaufils, déjà 1er dan, excellent judoka et pédagogue, qui quittera Mazamet pour s’établir en Australie, ou encore Monsieur Bataillou, président durant un an après le départ d’André Adam, puis Monsieur Farenc qui lui succédera jusqu’en 1970.
Parmi les licenciés très impliqués, Michel Gau deviendra trésorier et vice-président jusqu’en 1995, laissant le souvenir d’un travail très sérieux et d’une grande amitié partagée.
Les années 1970–1980 ont malheureusement laissé peu de témoignages écrits, alors même que la pratique y était importante en effectifs. On y trouve cependant des parcours remarquables, notamment chez les judokates.
La première femme tarnaise à ceindre la ceinture noire est Danièle SANCHEZ, mazamétaine. D’autres suivront : Cathy Pradel, Sophie Bousquet, Aurélie Lemouzy, Martine Déjean, Mallorie Redon, Anaïs LEPETIT – qui entame une carrière prometteuse dans les équipes de France – et bien d’autres encore.



Côté masculin, citons les parcours remarqués de Melle Meaucourt et Virginie Py (toutes deux parvenues aux championnats de France à Paris au début des années 2000), mais aussi celui d’Alain VIDAL, 2e dan, qui atteindra le plus haut niveau national.
Parmi les 2e dan du club, on retrouve Roger Olazabal, Robert Alcaraz, Jean Noël Lapeyre, Jean-Luc Llobregat, Gaëtan Llobregat, Nicolas Vidal et Gauthier Barthès, certains étant également enseignants.



Plus tôt dans le temps, obtiendront le 1er dan : Michel Lanet, Jean-François Lujan (1er dan en 1987), le docteur Chambat, Selami, Djillali Bouhamama. Vincent CHALINE, quant à lui, obtient le 2e dan licencié chez nous après un premier dan obtenu dans un autre club.

L’enseignant principal du club, Grégory STAFFONI, est parvenu au 3ᵉ dan et incarne la continuité de l’enseignement, dans l’esprit des générations précédentes.
À partir de 2014, l’arrivée de l’Aïkido au sein du club avec Maxime Ridel (4e dan) et Yohan Gomez (2e dan) ajoutera de nouvelles figures marquantes. Deux Aïkidokas, Stéphane David et Antoine Zacharias, obtiendront leur 1er dan en 2016 puis leur 2e dan en 2018.
Parmi les licenciés qui ont beaucoup compté dans la vie du club, il faut aussi citer Dominique Breuer et Pierrot Démoulin, qui ont énormément donné de leur temps et de leur énergie.


À partir de 1993, la présidence est assurée par Régis PISTRE jusqu’en octobre 2020. Depuis, la gestion du club est dirigée par le président Christophe BATUT, 1er dan.


Dans le bureau actuel, on trouve Jérôme REDON, secrétaire, et depuis près de trente ans Jean-Luc LLOBREGAT, trésorier. Delphine Martin-David, Aïkidoka, assure le rôle de secrétaire adjointe pour la partie judo et aïkido. Bruno ZANNIER remplit la fonction d’intendant, chargé de toute la partie matérielle.



Il serait injuste de ne pas citer Christel ONRAZAC et Karine ZANNIER, qui ont souvent apporté une aide précieuse lors des événements du club et continuent de le faire de manière ponctuelle mais toujours efficace.
Bruno GOMEZ, 2e dan, rejoint le club et prendra en charge les jeunes intéressés par l’arbitrage. Lui-même arbitre régional, très apprécié dans la Ligue, il contribue à développer cette dimension essentielle du judo.
Il ne faut pas non plus oublier les partenaires institutionnels : la municipalité et le personnel communal, dont le soutien matériel et logistique a été déterminant (dojo, vestiaires, surface de tatami, douches, travaux, etc.), ainsi que les élus qui se sont succédé en conservant un lien fort avec le club.
Enfin, il y a les anonymes : parents, amis de l’association, bénévoles de l’ombre qui, avec leurs moyens de transport, leurs mains et leur bonne volonté, ont rendu possibles fêtes du club, tournois, commémorations et anniversaires. Ceux qui ne disent pas « Si vous avez besoin… », mais plutôt « Que faut-il faire ? ».
Cette liste est loin d’être complète. Beaucoup de noms nous échappent, et c’est parfois une douleur de constater que le temps a pu éloigner certains visages de nos mémoires. Mais les quelques personnes citées, présentes ou disparues, suffisent à montrer l’image d’une association portée par l’énergie et l’enthousiasme de toutes les générations confondues.
Alors, fêtons ces 70 ans, et en étant raisonnablement optimistes, disons-le : le meilleur est à venir. En tout cas, nous ferons tout pour cela.
